Bienvenue noble voyageur, sur La Plume Au Vent



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Un index pour mes récits vient d'être placé dans le blog. Ainsi il sera plus simple de naviguer d'histoire en histoire.

Les nouveautés du mois ne s’arrêtent pas là ! Un essai d’histoire interactive vous attend dans la partie Petites histoires interactives. L’histoire proposée, Selene, n’est pas de première qualité, mais il s’agit avant tout de donner un exemple pour voir si le concept plait. Si c’est le cas, je ferais quelque chose de beaucoup plus construit et de plus intéressant. Vous avez un article concernant cette idée ici… Donnez-moi votre avis surtout dans Vos paroles, Vos commentaires.

Encore du nouveau dans Vos paroles, avec un petit jeu. L’idée est très simple, je propose un thème, par exemple pour débuter j’ai choisi La Mer et La Cascade. Vous répondez à ces thèmes par des textes, des illustrations, des photos, ou autre. Ainsi le blog marchera dans les deux sens, nous partagerons ensemble notre goût pour l’écriture, la photo, le dessin, l’animation entre autres. Donnez-moi votre avis surtout dans Vos paroles, Vos commentaires.

Pour vos images je vous propose deux hébergeurs gratuit : ImageShack (dont je me sers tout le temps) et Archive-Host que je ne connais presque pas…











de votre visite,
Lémuria

 

Lundi 15 janvier 2007

L'ALBATROS

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.



Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire.


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Lundi 15 janvier 2007

BÉNÉDICTION


Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poëte apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié:

- «Ah! que n'ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision!
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation!

Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis rejeter dans les flammes,
Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir ta haine qui m'accable
Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés!»

Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange,
L'Enfant déshérité s'enivre de soleil,
Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

Il joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s'enivre en chantant du chemin de la croix;
Et l'Esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l'essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.

Sa femme va criant sur les places publiques:
«Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer,
Je ferai le métier des idoles antiques,
Et comme elles je veux me faire redorer;

Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe,
De génuflexions, de viandes et de vins,
Pour savoir si je puis dans un cœur qui m'admire
Usurper en riant les hommages divins!

Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son cœur se frayer un chemin.

Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
J'arracherai ce cœur tout rouge de son sein,
Et, pour rassasier ma bête favorite,
Je le lui jetterai par terre avec dédain!»

Vers le Ciel, où son œil voit un trône splendide,
Le Poëte serein lève ses bras pieux,
Et les vastes éclairs de son esprit lucide
Lui dérobent l'aspect des peuples furieux:

- «Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés!

Je sais que vous gardez une place au Poète
Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
Et que vous l'invitez à l'éternelle fête
Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique
Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique
Imposer tous les temps et tous les univers.

Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre,
Les métaux inconnus, les perles de la mer,
Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
A ce beau diadème éblouissant et clair;

Car il ne sera fait que de pure lumière,
Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs!»

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire.


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Vendredi 5 janvier 2007
Baudelaire



Né à Paris le 9 avril 1821, Charles Baudelaire devient orphelin de père à six ans. Il vit très mal le remariage rapide de sa mère avec un militaire, le commandant Aupick, qu'il détestera durablement. Après des études secondaires à Lyon, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il se destine à des études de droit. Mais il cède vite aux tentations de la vie ardente et dissolue de la bohème romantique du Quartier Latin.

Né à Paris le 9 avril 1821, Charles Baudelaire devient orphelin de père à six ans. Il vit très mal le remariage rapide de sa mère avec un militaire, le commandant Aupick, qu'il détestera durablement. Après des études secondaires à Lyon, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il se destine à des études de droit. Mais il cède vite aux tentations de la vie ardente et dissolue de la bohème romantique du Quartier Latin.

Mais en 1844, sa famille, indignée de sa vie de " débauche ", lui impose un
conseil de tutelle qui le prive de la jouissance immédiate de l'héritage paternel. Obligé de travailler pour vivre, Baudelaire se fait journaliste, critique d'art et critique littéraire. Dans cette " épreuve " qui prélude à ses productions de poète, il se forge peu à peu une conscience esthétique, par la fréquentation des génies du siècle, qu'il contribue à faire découvrir ou reconnaître (Hugo, Delacroix, Courbet et plus tard Manet et Wagner).

Le mot de " modernité " devient ainsi l'emblème de sa propre poétique. En 1857, il fait paraître Les Fleurs du mal, recueil regroupant des poèmes écrits et publiés dans des revues depuis quinze ans et accompagnés d'inédits récents. Attaqué en justice en même temps que
Madame Bovary, son livre est condamné pour " immoralité " et expurgé de plusieurs pièces. Très affecté par cet échec, Baudelaire s'enfonce petit à petit dans la maladie et la misère. Le poids des dettes s'ajoutant aux souffrances morales, il met ses espoirs dans une tournée de conférences en Belgique. C'est là, en 1866, qu'il est frappé, à Namur, d'un grave malaise qui le laissera paralysé et aphasique. Muré dans son silence, figé dans la pose de celui qui " regarde passer les têtes de mort ", dira l'un de ses rares amis, il attendra de faire son dernier voyage, le 31 août 1867. Il est enterré, avec sa mère, au cimetière du Montparnasse, à Paris.
 
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Jeudi 4 janvier 2007

BIBLIOGRAPHIE


La Fanfarlo (1847)

Du vin et du haschisch (1851)

Les Fleurs du Mal (1857)

Les Paradis artificiels (1860)

Le Spleen de Paris (1869)

 

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Jeudi 4 janvier 2007

Les Fleurs du mal

Au lecteur (Satan, Ennui)

SPLEEN ET IDÉAL

  • Bénédiction (Ange, Ciel et spiritualité)
  • L'albatros (Ciel et spiritualité)
  • Élévation (Ciel et spiritualité)
  • Correspondances
  • J'aime le souvenir de ces époques nues
  • Les phares
  • La muse malade
  • La muse vénale
  • Le mauvais Moine
  • L'ennemi (Temps)
  • Le guignon
  • La vie antérieure ( Volupté calme)
  • Bohémiens en voyage
  • L'Homme et la mer
  • Don Juan aux enfers
  • Châtiment de l'orgueil
  • La beauté ( Yeux )
  • L'idéal
  • La géante
  • Le masque
  • Hymne à la beauté ( Yeux, Satan)
  • Parfum exotique(Parfum, Voyage)
  • La chevelure ( Parfum, Voyage)
  • XXIV
  • XXV
  • Sed non Satiata
  • XXVII (Yeux, Ange)
  • Le serpent qui danse (Parfum , Yeux)
  • Une charogne
  • De profondis clamavi (Temps, Soleil mort )
  • Le vampire
  • XXXII
  • Remords posthume
  • Le chat (Yeux , Parfum)
  • Duellum
  • Le balcon ( Parfum)
  • Le possédé
  • Un fantôme (Temps)
  • XXXIX
  • Semper Eadem
  • Tout entière
  • XLII (Ange, Yeux)
  • Le flambeau vivant (Yeux, Ange)
  • Réversibilité (Ange)
  • Confession
  • L'aube spirituelle
  • Harmonie du soir (Parfum, Soleil mort)
  • Le flacon
  • Le poison (Yeux)
  • Ciel brouillé (Yeux)
  • Le chat
  • Le beau navire
  • L'invitation au Voyage (Voyage, Yeux, Volupté calme)
  • L'irréparable (Satan)
  • Causerie
  • Chant d'automne (Yeux , Soleil mort)
  • A une Madone
  • Chanson d'après-midi
  • Sisina
  • Franciscae meae Laudes
  • A une dame créole
  • Moesta et Errabunda (Voyage)
  • Le revenant
  • Sonnet d'automne
  • Tristesses de la lune
  • Les chats
  • Les hiboux
  • La pipe
  • La musique
  • Sépulture
  • Une gravure fantastique
  • Le mort joyeux
  • Le tonneau de la Haine
  • La cloche fêlée
  • Spleen («Pluviôse, irrité contre la ville entière»)
  • Spleen («J'ai plus de souvenirs...») (Ennui)
  • Spleen («Je suis comme le roi...») (Ennui)
  • Spleen («Quand le ciel bas et lourd...») (Ennui)
  • Obsession
  • Le goût du néant (Temps)
  • Alchimie de la douleur
  • Horreur sympathique
  • L'Héautontimorouménos
  • L'irrémédiable (Satan)
  • L'horloge (Temps)

TABLEAUX PARISIENS

  • Paysage
  • Le soleil
  • A une mendiante rousse
  • Le cygne
  • Les sept vieillards
  • Les petites vieilles
  • Les aveugles
  • À une passante (Yeux)
  • Le squelette laboureur
  • Recueillement (Soleil mort)
  • Le crépuscule du soir
  • Le jeu
  • Danse macabre
  • L'amour du mensonge
  • XCIX (Je n'ai pas oublié)
  • C (La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse)
  • Brumes et pluies
  • Rêve parisien
  • Le crépuscule du matin

LE VIN

  • L'âme du vin
  • Le vin des chiffonniers
  • Le vin de l'assassin
  • Le vin du solitaire
  • Le vin des amants

FLEURS DU MAL

  • La destruction (Satan, Ennui)
  • Une martyre
  • Femmes damnées
  • Les deux bonnes soeurs
  • La fontaine de sang
  • Allégorie
  • La Béatrice
  • Voyage à Cythère
  • L'amour et le crâne

RÉVOLTE

  • Le reniement de saint Pierre
  • Abel et Caïn
  • Les litanies de Satan (Satan)

LA MORT

  • La mort des amants (Ange)
  • La mort des pauvres
  • La mort des artistes
  • La fin de la journée
  • Le rêve d'un curieux
  • Le voyage (Voyage, Ennui, Temps)

LES ÉPAVES

Le coucher du soleil romantique

PIÈCES CONDAMNÉES

  • Le Léthé
  • A celle qui est trop gaie
  • Les bijoux
  • Lesbos
  • Femmes damnées
  • Les métamorphoses du vampire








Le Spleen de Paris

À Arsène Houssaye (préface de Baudelaire)
  • L'étranger (Ciel et spiritualité)
  • Le désespoir de la vieille
  • Le Confiteor de l'artiste
  • Un plaisant
  • La chambre double (Yeux, Parfum, Temps, Volupté calme)
  • Chacun sa Chimère
  • Le fou et la Vénus
  • Le chien et le flacon
  • Le mauvais vitrier
  • À une heure du matin
  • La femme sauvage et la petite-maîtresse
  • Les foules
  • Les veuves
  • Le vieux saltimbanque
  • Le gâteau
  • L'horloge
  • Un hémisphère dans une chevelure (Parfum,Voyage, Volupté calme)
  • L'invitation au Voyage (Volupté calme)
  • Le joujou du pauvre
  • Les dons des fées
  • Les tentations (Satan)
  • Le crépuscule du soir
  • La solitude
  • Les projets
  • La belle Dorothée
  • Les yeux des pauvres
  • Une mort héroïque
  • La fausse monnaie
  • Le joueur généreux
  • La corde
  • Les vocations
  • Le thyrse
  • Enivrez-vous (Temps)
  • Déjà !
  • Les fenêtres
  • Le désir de peindre
  • Les bienfaits de la lune
  • Laquelle est la vraie?
  • Un cheval de race
  • Le miroir
  • Le port
  • Portraits de maîtresses
  • Le galant tireur
  • La soupe et les nuages
  • Le tir et le cimetière
  • Perte d'auréole
  • Mademoiselle Bistouri
  • Any where out of the world
  • Assommons les pauvres !
  • Les bons chiens
  • Épilogue

 

Baudelaire: le critique d'art

  • La reine des facultés
  • Le gouvernement de l'imagination
  • La modernité
  • Le dandy
  • Wagner et Tannhäuser (extrait)
  • Notes nouvelles sur Edgar Poe (extrait)


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