Bienvenue noble voyageur, sur La Plume Au Vent



Un index pour mes récits vient d'être placé dans le blog. Ainsi il sera plus simple de naviguer d'histoire en histoire.
Les nouveautés du mois ne s’arrêtent pas là ! Un essai d’histoire interactive vous attend dans la partie Petites histoires interactives. L’histoire proposée, Selene, n’est pas de première qualité, mais il s’agit avant tout de donner un exemple pour voir si le concept plait. Si c’est le cas, je ferais quelque chose de beaucoup plus construit et de plus intéressant. Vous avez un article concernant cette idée ici… Donnez-moi votre avis surtout dans Vos paroles, Vos commentaires.
Encore du nouveau dans Vos paroles, avec un petit jeu. L’idée est très simple, je propose un thème, par exemple pour débuter j’ai choisi La Mer et La Cascade. Vous répondez à ces thèmes par des textes, des illustrations, des photos, ou autre. Ainsi le blog marchera dans les deux sens, nous partagerons ensemble notre goût pour l’écriture, la photo, le dessin, l’animation entre autres. Donnez-moi votre avis surtout dans Vos paroles, Vos commentaires.
Pour vos images je vous propose deux hébergeurs gratuit : ImageShack (dont je me sers tout le temps) et Archive-Host que je ne connais presque pas…
Les nouveautés du mois ne s’arrêtent pas là ! Un essai d’histoire interactive vous attend dans la partie Petites histoires interactives. L’histoire proposée, Selene, n’est pas de première qualité, mais il s’agit avant tout de donner un exemple pour voir si le concept plait. Si c’est le cas, je ferais quelque chose de beaucoup plus construit et de plus intéressant. Vous avez un article concernant cette idée ici… Donnez-moi votre avis surtout dans Vos paroles, Vos commentaires.
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de votre visite,
Lémuria
Né pour la première fois par une nuit glaciale d'hiver avec son jumeau et ainé Alexender, il fut le seul a etre frappé par une malediction. Il ne trouverait jamais le bonheur absolu et, après chacune de ses morts il reverrait le jour par ses parents. Il connaitrait alors une existance tragique. Même par dela les époques, son poioid le suivrait, son destin le rattraperait.
Cette légende, bien plus fondée que se que vous pouviez imaginer, parle d'un homme qui a aujourd'hui passé le seuil pour venir parmis nous, elle ne traite pas de sa version du present. "Notre" Emerick ne possède pas de jumeau et n'a jamais été maudit.
Mais revennons en au commencement de cette légende... À la première vie de cet homme...
par Lémuria
publié dans :
Début des récits longs achevés de Faelle
Par une nuit d'automne, tous se réunissaient : les nains, les elfes, les Hobbits, les homes, les dragons... Le Mal se rependait partout car la seule barrière qui lui faisait face, la Perle Noire, avait été dérobée...
Cette perle empêchait, par sa magie et sa puissance, que le Mal ne se repende. Mais voilà, elle avait disparu et n'était plus à sa place, dans son Temple. Ce Temple était gardé par deux Dragons des plus féroces, mais il semblait que cela n'avait pas été suffisant... La perle n'est plus sur son socle et à la place des deux Dragons, on avait trouvé deux traces noires sur le sol de marbre blanc...
Mais pardonnez-moi, je manque à tous mes devoirs... Je me présente, je me nomme Faer (Esprit). Je suis mi-elfe aillé, mi-dragon... Pourquoi? Je m'explique, ma mère était une Avarielle et mon père un dragon, et, de leur amour, j'ai vu le jour.
Ma mère était la souveraine des Avariels, mais elle est morte en me mettant au monde... J'ai donc hérité de son aspect physique et des pouvoirs et aptitudes des Avariels. Je possède donc une paire d'aile et je ressemble trait pour trait à une elfe ailée.
Quant à mon père, il est le souverain et guide de son peuple, lequel m'a toujours accepté et respecté malgré ma différence. J'ai donc hérité de leurs pouvoirs entre autres et sur mon front, une écaille noire a poussé... Cette écaille,qui s'illumine parfois mais cela est une autre histoire, est la seule ressemblance que j'ai avec les dragons.
Selon mon père, je possède une très grande puissance dont je n'ai pas conscience... Si tel est le cas, je ne la maîtrise pas totalement et j'en ignore l'étendue...
Mais avant de vous conter l'histoire de la Perle noire, il me semble plus judicieux de commencer par vous narrer l'histoire de ce monde, de la création des peuples...
Je vais donc commencer par la création de mon monde : Faelle, il est dit que toute chose a un commencement, il en donc est de même pour mon monde…
À l’origine, il n’y avait qu’une seule race : Les Titans, je ne peux vous conter leur naissance car personne ne la connaît de façon bien précise et sûre, et nos écrits ne relatent pas évènements aussi lointains.
Ils vivaient dans un monde caché parmi les nuages : Tylur (loup). Chacun d’entre eux avait un pouvoir bien particulier qui était lié à l’élément dont ils étaient les gardiens. Ainsi, par exemple, Gaïa était la gardienne de la Terre et Thanos, celui du feu, en cette époque, chaque chose avait un élément, ils ne se limitaient donc pas à quatre).
Les titans vivaient en éternel conflit les uns avec les autres. Chacun prétendait être le meilleur et que son élément était le plus puissant ou le plus important…
Lasse de ces conflits incessants, Gaïa décida de s’écarter de son peuple, pour trouver un endroit paisible. Elle haïssait ces disputes, car à chaque conflit, les altercations étaient si violentes, que certaines parcelles de leur monde se désagrégeaient.
Un jour, elle en eut assez d'assister, impuissante, à la destruction lente de son monde. Elle décida de quitter cet univers où touts n’étaient que disputes et tensions perpétuelles.
Elle descendit donc au plus bas de son monde afin de trouver autre chose…Mais il n’y avait rien, aucune terre à l’horizon. Gaïa fit alors appel aux pouvoirs de son élément, la Terre, et créa une immense étendue de terre. Puis, Gaïa décida d’explorer sa création; il n’y avait aucune plante et aucun animal, aucun signe de vie n’était visible. Chose étonnante cependant, en chacun de ses pas la vie naissait sous forme de végétaux. Après une journée de marche, la totalité du nouveau continent était recouvert de plantes en tout genre.
Effrayée à l'idée de ce que les autres Titans pouvaient faire de ce paradis, s'ils le découvraient, Gaïa décida de retourner dans son monde, avant que son absence ne soit remarquée, et de garder sa création secrète.
Elle ne pouvait s’empêcher de penser à ce nouveau monde, elle voulait y retourner absolument. Le lendemain, elle y retourna discrètement, mais à sa grande stupeur, tout avait disparu, il n’y avait plus aucune plante… Alors à nouveau, le Titan fit le tour du continent afin de refaire pousser les plantes, Gaïa s’aperçut que la Terre réclamait sa créatrice et chaque jour, le même scénario recommençait, elle quittait discrètement son monde pour en refaire pousser les plantes.
Mais un jour, Thanos, gardien du feu remarqua le manège de sa sœur et la suivit. Il vit le continent avant que tout ne repousse, tout était sans vie et cela lui plaisait.
En colère contre sa sœur qui avait gardé tout ceci secret, Thanos interpella Gaïa, et lui demanda pourquoi elle avait gardé le silence au sujet de cette terre. Gaïa, furieuse de voir son secret découvert par son frère, se retourna et l'injuria. Une très violente dispute éclata alors entre les deux Titans. Thanos, prit d'une violente impulsion, tua poignarda sa sœur. Elle s’immobilisa, puis s’effondra au sol, son sang se répandit sur la terre…
Thanos prit peur et retourna sur Tylur et alla trouver les autres Titans. Biensur, il ne leur raconta pas toute la vérité; il reconnu avoir tué Gaïa, mais il prétendit que s'était pour les protéger car elle les avait trahis...
Depuis ce jour, Gaïa ne fit plus qu’une avec la terre du nouveau continent, qui restait toujours fleuri et peuplé de végétaux. Depuis, son esprit veille toujours sur Faelle.
Ayant assistés à la scène, impuissants et face aux mensonges de Thanos, les Titans se réunirent et prirent une décision... Ils descendirent sur Faelle et bâtirent un monument en la mémoire de leur soeur disparue, afin de lui rendre hommage. Après plusieurs jours de travaux, un Temple somptueux en marbre blanc voyait le jour, ainsi qu'en son centre une magnifique statue représentant Gaïa.
Mais Thanos ne voyait pas cela d'un très bon œil. Il savait que l'esprit de Gaïa errait sur Faelle et ne voulait pas qu'il trouve un abris où reposer en paix. Après tout, elle l'avait provoqué!! Il avait donc décidé de détruire le Temple et de saccager la statue... Mais avant de commencer ses méfaits, il attendit patiemment que les Titans aient quitté Faelle pour rentrer sur Tylur.
Voyants que Thanos commençait à s'attaquer au Temple, les autres Titans rebroussèrent chemin et le menacèrent s'il ne cessait pas ses agissements immédiatement. Celui-ci, persuadé que ses frères ne lui feraient rien, il continua de plus belle. Furieux du comportement de Thanos, ils décidèrent de le punir... Par de multiples incantations dont je vous épargne le supplice, ils le changèrent en fontaine de bronze. Mais à la grande surprise de tous, ce n'était pas de l'eau qui coulait, mais un liquide rouge... des vapeurs en sortaient. Ce liquide bouillonnait. Les Titans s'approchèrent de la statue, qui représentait Thanos à genoux, et constatèrent qu'il s'agissait de sang. La statue pleurait du sang. Écoeurés, les Titans décidèrent, à contrecœur, de la disposer à l'entrée du temple de Gaïa afin que tous se rappèlent ce qu'il en coûte de s'en prendre à l'un des leurs...
Après avoirs tous remis en état, les Titans rentrèrent sur Tylur.
Chaque jour les Titans venaient fleurir le Temple en espérant que l'esprit de leur soeur en trouverait le chemin... Ils avaient jeté un sort à la statue afin que l'esprit de Gaïa puisse s'en servir pour communiquer avec les vivants... Mais des mois passèrent, et rien, pas un signe de la part de Gaïa...
Mais un jours, alors qu'ils ne s'y attendaient pas, Gaïa s'adressa à eux par l'intermédiaire de la statue :
- Merci mes frères...
Surpris, car ils ne pensaient pas entendre la douce voix de Gaïa, ils firent un bon. Elle reprit :
-N'ayez crainte, c'est moi, votre soeur...
Des sourires illuminèrent les visages :
- Heureux de voir que tu as trouvé le chemin de ta nouvelle demeure!
- Ne m'interrompez pas, je vous en prie.... je.... je n'ai que peux de temps ....mes force s'amenuisent..... J'ai quelque chose à vous demander...
- Nous t'écoutons.
- Ma création est vide, il n'y a aucune âme.... que des plantes..... Plantez ses graines s'il vous plait.
Des graines apparurent devant eux.
- Des êtres en sortiront..... Mais il y a autre chose, Faelle est sans défense… je n'ai plus... de... force....
Et la statue se mura dans le silence.
- Très bien ma soeur, dit Eola, le titan gardien du vent, qu'il en soit fait ainsi...
C'est le coeur lourd que les titans jetèrent un sort qui donna naissance aux protecteurs de Faelle : les Dragons.
Eola utilisa la magie du vent pour envoyer de par le monde les graines de Gaïa. Deux variétés poussèrent alors : des orchidées et des pensées. Les graines germèrent, de jeunes pousses commencèrent à voir le jour, les feuillent poussèrent et des bourgeons apparurent. L'été commença et l'automne arriva à grands pas, tandis que les fleurs n'étaient toujours pas écloses...
par Lémuria
publié dans :
Début des récits longs achevés de Faelle
Cela faisait plusieurs heures déjà qu‘il regardait fixement la forêt : elle était d’un calme olympien, rien n’y entrait, ni n’en sortait. Seul le bruissement des feuilles portées par le vent parvenait à ses oreilles, il ne semblait pas y avoir âmes qui vivent. Ce silence était signe de mauvais présage…
Il restait là, immobile, observant de ses grands yeux verts la forêt, à la recherche du moindre signe. Ses longs cheveux argent emportés par le vent, se mariaient parfaitement avec sa tunique et sa cape blanches. Sa cape aussi volait dans le vent, mais une fibule en or la maintenait en place. Sur son dos, il portait un arc en bois et à sa taille une épée, soigneusement rangée dans son fourreau pourpre. C’était un Elfe des Bois, très agile, très grand et très fin comme tous ceux de son peuple.
Soudain, malgré le vent persistant, la forêt devint immobile et silencieuse. Les feuilles des arbres ne bougeaient plus. C’était le signe que le fils de Tinare, mère de la nature, attendait. Il appela sa monture, une magnifique licorne noire et ailée, l’enfourcha et partit immédiatement vers les siens.
***
Il était dit dans divers contes et légendes, qu'un couple de licorne qui arpentait la Terre... Le Male était le symbole de la virilité et la Femelle celui de la procréation. Si la corne de la jument était enlevée de son front, alors elle tomberait dans un profond coma. Le froid régnerait sur la terre et tout serait de glace et de neige. Seules les plantes résistantes au froid pourraient encore pousser. Les créatures maléfiques sortiraient de leurs antres pour pourchasser la licorne Male. Une fois la licorne attrapée ils pourraient commencer leur sale besogne : décapiter la licorne Male à une certaine heure et jour de l'année. S'ils réussissaient alors les créatures du démon régneraient à jamais.
Le soleil était guidé par la licorne Male s’il disparaissait le soleil cesserait de se lever et la Terre serrait plongée dans le noir complet.
Les licornes étaient douées de mystérieux pouvoirs dont celui de déceler l'impure. Les licornes vivaient dans la forêt de Faelle, elles n’en sortaient que pour aller dans les vertes prairies.
Le Male protégeait jalousement sa petite famille, si l'on s'approchait de la jument ou de ses poulains, il attaquait à coup de sabots ou de corne !
La licorne était une créature magique symbolisant la pureté, ses sabots étaient aussi durs que l'acier, ses naseaux dégageaient un léger filet de vapeur et sa corne lui servait de lance. Elle dégageait une aura magique et son intelligence la rendait plus difficile à dompter que des créatures plus grandes et plus fortes qu'elle ! Les licornes avaient en horreur toutes les créatures maléfiques et ne se laissaient jamais chevaucher par elles. Seuls les hommes ou les elfes pouvaient avoir ce rare privilège, à condition que leur coeur soit pur. De plus, les mages elfes sylvains appréciaient grandement ces montures puissantes et loyales.
***
Il fallut quatre jours de chevauchées à l’Elfe pour rejoindre sa contré adoptive. En effet, Yolm était un Elfe des Bois, mais, durant sa tendre enfance il a été adopté par Linnount une Elfe Ailée qui était la gardienne des portes de la ville. Ainsi elle lui permit de rentrer et une fois arrivé à Faelle, elle était devenue sa mère adoptive.
Linnount était une descendante directe des Elfes d’Argent qui avaient bâti la cité de Faelle. Elle avait de longs cheveux blancs et très brillants. Quand on la regardait, la brillance de ses cheveux donnait l’impression qu’elle dégageait une sorte d’aura, elle était très grande et très élancée. Elle possédait une prestance et un charisme imposant ressentis et respectés par tous. Linnount pratiquait la magie, l’art de la guerre, le druidisme et possédait un très bon jugement. Toutes ses qualités faisaient d’elle un atout majeur pour Faelle. Son peuple l’avait choisi, grâce à ces qualités, pour se charger des relations avec « le Monde Extérieur » ainsi que pour gérer les départs des Elfes pour « le Monde Extérieur ». Lors de l’une de ces excursions qu’elle avait trouvé Yolm seul dans un village d’Elfes des Bois qui avait été mis à sac puis détruit par une horde d’Orcs. Il était le seul survivant et vu son jeune age, il n’aurait eu aucune chance de survivre. Linnount l’avait donc pris sous son aile et lui avait inculqué tout ce qu'elle savait.
***
La forêt où avait été trouvé Yolm était la forêt de Celeb (argent en Elfique), une forêt à la fois enivrante et terrifiante. Elle était peuplée d’une multitude de créatures peu communes, petites ou grandes. On y trouvait une très grande variété de végétal de tout genre. Cependant, chaque espèce respectait l’autre ainsi, le chassé respectait le chasseur et le chasseur respectait le chassé.
Elle laissait sans voix par la richesse de sa faune et de sa flore. Une rivière la traversait, son eau était cristalline avec des reflets argentés. Elle s’écoulait entre les plantes et murmurait une agréable mélodie, accompagnée du doux son du vent qui faisait bouger les feuilles des arbres. Tout cela formait une parfaite symphonie. Les peuples de ces bois étaient silencieux la plupart du temps, et donc ne perturbaient que rarement cette agréable harmonie.
Elle était parsemée de clairières très ensoleillées où l’herbe y était fraîche, tendre et bien verte. Si l’on ne faisait aucun bruit et que l’on se dissimulait derrière des buissons les soirs de pleine lune, on pouvait y apercevoir des licornes blanches et noires.
Cependant, le calme qui y régnait était très inquiétant, surtout lorsque l’on sait que beaucoup de créatures peuplaient ces bois. En dehors des clairières, des bordures du cours d’eau et de quelques rares endroits, la forêt était très sombre, très touffue et très étouffante. En effet, il y avait tellement d’arbres et de plantes en tout genre qui poussaient les uns sur les autres que la lumière ne pouvait passer. Un seul être à la fois pouvait emprunter les sentiers tant ils étaient étroits et peu praticables.
Certaines espèces de plantes avaient disparu ou s’étaient transformées. Ne pouvant avoir accès à l’eau de pluie ou au soleil, certaines d’entre elles étaient devenues, pour survivre, carnivores.
Cette forêt, délaissée par presque tous, avait été au fil du temps oubliée, à de rares exceptions près. Quelques voyageurs tombaient dessus par erreur lorsqu’ils s’étaient égarés et très peu d’entre eux y entraient. Parmis ces courageux seuls quelques-uns retrouvaient leur chemin et quittaient cette étrange forêt. Mais chacun l’oubliait très vite.
***
Yolm était un élève exemplaire et attentif : il maîtrisait aujourd’hui toutes les connaissances des Elfes Ailés mais aussi celles des Elfes des Bois. Il considérait Linnount comme sa propre mère et elle le considérait comme son fils. Il était considéré par tous les Avariels comme un membre à part entière de leur peuple. Afin de combler les difficultés que Yolm pouvait rencontrer, ils lui avaient offert, grâce à leur puissante magie, une paire d’ailes. Elle n’était pas comme celles de ses « frères » certes (qui mesuraient de 2 à 4 mètres et qui étaient blanches, grises, noires ou marrons, les siennes étaient argentées), mais elles comblaient son « handicap » certain.
Ce qui était étonnant quand on savait que les Elfes Ailés avaient peu de considération pour les créatures qui ne volaient pas. D’ordinaire au mieux ils les plaignaient, au pire, ils se moquaient d’elles. Ces elfes étaient aussi appelés les Avariels, ils étaient alliés avec d’autres créatures volantes telles que les Griffons.
***
Faelle était une cité au milieu de la forêt qui était constituée de 200 âmes. Ceux-ci étaient repartis en fonction de leurs taches et étaient dirigés par un Conseil composé de 5 membres. 4 étaient élus tous les 100 ans et seul Astara y possédait un siège a vie. Ceci était très étonnant pour des Avariels, car d’ordinaire il n’y avait que deux répartitions : les guerriers et les penseurs !
Astara était le grand scriptographe de Faelle. Il était sage et posé. Il portait une longue robe pourpre. Ses cheveux étaient longs et blancs. Ses yeux étaient, malgré son age, très perçants et d’un bleu profond. Il était assez grand et très fin. Astara était toujours accompagné de deux elfes : Similine et Slamonel. Il était bon, agréable et chaleureux. Son rôle au sein de la cité était de retranscrire les récits des voyageurs. Il les emmenait au pied de l’Arbre-Mémoire et d’une de ses pousses afin que leurs récits soient entendus par ces arbres qui les mémorisaient à leur tour pendant qu’Astara les notaient dans son grimoire.
Sintaelle était Scrutatrice du présent. Elle était d’apparence très humaine. Son rôle était de se rendre au Grand Etang du Présent, un lieu magique où elle pouvait suivre et observer les Avariels qui étaient partis voyager et qui portaient un Goutte de Présent (sorte de cristal de détection). Son rôle consistait en fait à veiller sur les voyageurs de la cité.
Lebenn était quant à lui un découvreur du passé. Il était responsable du Bassin du Passé. Il cherchait le passé de leurs visiteurs. Sa vocation lui venait du fait qu’il avait été pendant longtemps un voyageur et avait assisté à de multiples batailles dont leurs origines venaient du passé.
Metillos était le Grand Jardinier et Urbaniste de Faelle. Il s’occupait des jardins mais aussi des constructions de bâtiments et autres.
Évidemment Linnount faisait également partie de ce Conseil !
Ce peuple était considéré comme disparu car il se cachait et vivait dans le secret. Il était donc méconnu des autres races. Il était très bon guerrier et surtout impitoyable. Pour lui le principe de reddition étant hautement déshonorable, un combat mortel se finissait forcément par la mort de l’un ou l’autre des adversaires. Leur Dieu est Aerdrie Faenya, la Déesse des cieux.
***
Yolm fit un signe de tête à sa mère qui lui ouvre les portes de la Cité. Elle s’avança vers lui.
- Tu as fais bon voyage mon fils ?
- Très bon mais l’air de Faelle me manquait.
- As-tu trouvé ce que tu cherchais ?
- J’apporte des nouvelles du « Monde Extérieur », il faut réunir le Conseil immédiatement, dit-il d’un ton calme et plat.
- Très bien, va te restaurer et te reposer, le Conseil se réunira demain.
Linnount le suivit des yeux, inquiète mais fière de son fils qui était revenu indemne et changé. Il avait grandi, c’était un Elfe adulte maintenant. Ce n’était plus l’Elfe adolescent qui l’avait quitté et cela lui faisait peur.
Le soleil venait de se lever, mais Yolm ne dormait toujours pas. Il savait que quelque chose se préparait, mais il ne savait pas quoi exactement. Il savait qu’un drame s’était produit, que le mal était réveillé et que la guerre allait s’emparer du monde mais il en ignorait la cause. Quant les premiers rayons du soleil vinrent traverser la fenêtre de sa couche, Linnount entra dans la pièce. S’était une petite chambre bâtie à la cime de l’Arbre du Présent. Elle s’approcha de lui :
- As-tu bien dormi ?
- Je n’ai pas trouvé le sommeil, mais ce n’est pas important. Le Conseil est réuni ?
- Oui, nous n’attendions que toi.
Elle lui fit signe de partir. Elle le précédait et ils se rendirent au pied de l’Arbre-Mémoire, là était réunis le Conseil. Chacun savait ce qu’il se préparait quelque chose, ils attendaient juste une confirmation de leurs soupçons. La salle était grande et petite à la fois, grande par sa hauteur mais petite par sa place au sol. Il y régnait un grand silence qu’Astara fut prompt à rompre.
- As-tu fait bon voyage Yolm, fils des bois ?
Yolm fit signe que oui
- Venons en au but ! Qu’as-tu apprît pendant ton périple ?
- Les vents ont tourné, les forêts ne parlent plus, même les rivières s’écoulent silencieusement. Quelque chose de mauvais s’est réveillé ! Quelque chose de grand et de puissant.
- Tu nous apportes des nouvelles fortes inquiétantes. Ce que nous soupçonnions s’est produit. Dit-il d’un ton grave. Son visage avait changé, de même que ceux de tous les membres du Conseil. Sa mère lança à Yolm un regard inquiet. Puis il reprit. De tous nos envoyés, tu es le seul à être revenu. Peut-être est-ce par ce que tu connais le langage des plantes vu ton origine ? Je ne sais pas. Mais une chose est sûre, tu as eu plus de chance que les autres. Ce que tu viens de nous dire confirme notre crainte. Te rappelles-tu de la légende du Cristal de Vie ?
Yolm fit un signe positif de la tête.
- Tout ce que tu viens de nous dire signifie qu’il a été brisé, et que ses morceaux ont été éparpillés par le vent.
- Mais que cela signifie-t’il pour nous ? Demanda naïvement Yolm.
- Cela signifie que le mal peut à nouveau se répandre sur le monde.
- Que pouvons-nous y faire puisque le cristal a été brisé ?
- Il nous faut retrouver tous les fragments et reformer le cristal au plus vite.
- Comment les retrouver le vent a dû les porters à travers le monde. Ils peuvent être partout
- Je vais t’expliquer la partie de la légende que tu ne connais pas. Le cristal a déjà été brisé. Un membre de chaque race d’Elfe a été envoyé à la recherche de ses morceaux. Nous y sommes parvenu et avons reconstitué le cristal. Il a été remis à sa place. Mais pour retrouver les morceaux un sort existe et seul notre peuple en a la clef.
- Alors qu’attendons-nous ?
- Tu es bien pressé jeune Elfe ! Se sort est connu que par ta mère car s’est elle que nous avions envoyée, il y a de cela 1000ans. Ce sera donc elle qui choisira lequel d’entre nous partira pour cette quête. Celui qui partira sera seul car les autres peuples ont oublié l’histoire. Nous ne pouvons nous permettre d’envoyer plus d’un guerrier car, en cas d’attaque, la Cité sera sans défense. Cet Elfe devra retrouver les cinq morceaux du cristal.
Linnount prit à son tour la parole
- Si je dois choisir quelqu’un se sera à contrecœur que je désignerais mon fils. Il incarne à lui seul la puissance de deux peuples. Il en a la force et le courage, mais s’est à lui de faire le choix. On ne peut t’y forcer Yolm et nul ne peut te blâmer de refuser ! Les dangers sont grands et tu seras seul. Tu ne devras te fier à personne, tu n’auras que ton jugement et ton instinct.
- Se sera un honneur. J’accepte. Dit-il sans hésitation.
C’est sur ces mots que le Conseil prit fin.
Fin...
par Lémuria
publié dans :
Début des récits longs achevés de Faelle









